Le Maire
Roger PELLENC

Vice-Président de la Communauté du Pays d'Aix, délégué au Développement Economique et aux Zones d'Activités de la CPA.
Reçoit le mardi de 9h30 à 12h (en cas d'indisponibilité de Monsieur le Maire, les audiences sont assurées par un adjoint ou le directeur de Cabinet).
"Roger Pellenc, maire, chef d'entreprise et inventeur"
Publié le dimanche 08 février 2009 sur le site de La Provence.com
Élu en 2008 après une carrière de chef d'entreprise exemplaire.
Pour Roger Pellenc, 64ans, maire de Pertuis depuis mars 2008, "un chef d'entreprise se doit d'être exemplaire, il doit permettre à ses salariés de s'épanouir dans leur travail, il faut de la reconnaissance et je veux faire pareil avec la mairie".
Pertuis doit retrouver un outil de fonctionnement performant pour travailler sur les challenges de l'avenir", résume cet ancien chef d'entreprise. "Il faut mettre de l'intelligence dans ce que l'on fait", poursuit l'inventeur. Le nouveau maire, Roger Pellenc, ne va pas se défaire demain de ses vieux réflexes.
Fils de plusieurs générations d'agriculteurs, il a inventé tout jeune sa première machine-outil agricole dans le hangar de son grand-père et monté dans la foulée son entreprise. Pellenc SA, c'est aujourd'hui le leader mondial de la robotique agricole, 600 salariés dans le monde dont 300 dans sa ville natale, Pertuis -dont la fontaine verte porte le nom de l'aïeul Victor qui perça la rue principale. Cumulard des inventions (350 brevets à son actif) qui ont permis aux paysans de se reposer un peu sur les machines, depuis l'engin à attacher la vigne par relevage des fils de palissage, au vibreur portatif pour la récolte des olives, Roger Pellenc est le patron déterminé à "booster Pertuis qui périclite faute de modernisation". "Parce que ma ville, je l'aime." Gauchiste anarchiste dans les années 68, investi par l'UMP lors des municipales de 2008 après un premier round perdu et six ans à ronger son frein dans l'opposition, Roger Pellenc, non encarté, se définit surtout comme un pragmatique. Qui voulait sortir l'ancienne équipe. "Il y a tout à refaire, tout est à l'encre rouge." De 12 000 habitants en 1983, Pertuis en compte aujourd'hui 18 906; chiffre qu'il récuse. "On est 20000 Pertuisiens, toutes les infrastructures sont à revoir."
"J'ai passé une enfance formidable, reconnaît-il. Alors, Pertuis était une ville d'agriculteurs, il n'y avait pas de clivages sociaux, le relationnel était extra. On a construit du tout pavillonnaire. Certains résidants ne viennent jamais dans le centre." Le nouveau patron a revu l'organisation municipale en termes de "management", réalisé 1,2million d'euros d'économies dans le budget, creuse le sillon de la révolution visionnaire. Écoute, entend, décide, épuise son monde. Au poste de 7h à 21h, il s'accorde tout au plus une sieste et du temps pour Denise dont les fines oeuvres de patchwork décorent son bureau; cette épouse discrète dont il parle avec émotion, celle qui l'a épaulée dans les périodes de souffrances terribles que la vie ne leur a pas épargnées. "Un chef d'entreprise se doit d'être exemplaire, enchaîne-t-il, il doit permettre à ses salariés de s'épanouir dans leur travail. J'ai toujours réinvesti dans mon entreprise et sans gérer l'humain aussi, on n'aurait pas si bien réussi. Il faut de la reconnaissance et je veux faire pareil avec la mairie."
Il a préparé sa succession à la tête des filiales Pellenc et, en bon terrien, il reconnaît: "La difficulté d'un maire est de se concentrer. Si on veut satisfaire tout le monde, on se disperse. Les problèmes, il faut les résoudre en profondeur, sinon, ils remontent."
Par Carole Barletta ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )
Les permanences de Monsieur le Maire



