tribune
ENSEMBLE POUR PERTUIS
UNE INSECURITE CROISSANTE A PERTUIS :
Hélas, les chiffres annoncés par la Mairie confirment le ressenti de tous les Pertuisiens : la délinquance augmente sur notre commune, avec une recrudescence des cambriolages et de la délinquance mineure.
Cet échec classe notre commune en numéro 3, derrière SORGUE et LE PONTET, sur les 146 villes appartenant à la zone gendarmerie pour atteinte aux biens. Triste classement qui résulte d’une Police Municipale en sous-effectif qui manque cruellement de moyens et dont le Maire a interrompu les rondes de nuit.
Le choix d’une sécurité régie exclusivement par la vidéosurveillance avec 7 nouvelles caméras, dont le coût global s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros, se révèle être peu efficace. Toutes celles et ceux qui ont été confrontés à des cambriolages en centre ville, ont eu la déception de s’apercevoir que les caméras étaient inexploitables.
Il est impératif de remettre en vigueur les rondes de nuit de la Police Municipale et de permettre à celle-ci de travailler en lien constant avec les agents chargés de la vidéosurveillance.
LA LAICITE : UN PRINCIPE BAFOUE A L’HOTEL DE VILLE DE PERTUIS
Le 26 février 2013, notre édile a étrangement accepté de célébrer un mariage en catimini à 6 heures du matin.
Et pour cause, la mariée se serait présentée en burqa ! C’est dans cette tenue qu’elle aurait contracté mariage, obligeant l’employée municipale à lui demander de soulever son voile afin de s’assurer que la mariée était bien de sexe féminin.
Il s’agit là d’une faute grave de la part de notre Maire, car dans une commune regroupant différentes communautés, le seul moyen d’arriver à un « vivre ensemble », c’est d’être intransigeant sur le respect du principe de laïcité.
UNE PIETONNISATION EN DEPIT DU BON SENS :
Piétonniser un centre ville est un projet louable si l’objectif est de le dynamiser en en rendant la fréquentation plus agréable.
Hélas, la municipalité envisage de piétonniser notre centre-ville uniquement pour empêcher le stationnement des véhicules. Le projet proposé consiste à mettre des bornes à l’entrée des rues, auxquelles seuls les bénéficiaires d’un garage auront accès. Pour les autres, ils seront contraints de demander systématiquement l’autorisation de pénétrer au centre de gestion urbain, par le moyen de la vidéosurveillance.
Avant de piétonniser, il faudrait créer de la piétonisation en insufflant l’envie aux piétons de se promener en centre-ville. Cela passe par l’aménagement de véritables voies piétonnes, l’implantation de commerces attractifs et adaptés à un centre-ville (artisanat, franchises etc…).
Il est urgent de recréer de la convivialité dans ce centre-ville qui manque cruellement de commerces de proximité (boulangeries, presses, restaurants, cafés) et de permettre à nouveau à la Police Municipale d’y circuler de façon régulière et continue. Rappelons qu’à PERTUIS, nous avons seulement onze agents municipaux de terrain, alors qu’il est préconisé un Policier Municipal de terrain pour 1000 habitants soit à PERTUIS 20 policiers municipaux.
PERTUIS ET LA METROPOLE :
Les inquiétudes que suscite ce projet ne doivent pas nous empêcher de réfléchir aux éventuels bienfaits pour PERTUIS d’intégrer une telle Métropole ou d’analyser l’alternative de sortir de la CPA pour créer une nouvelle communauté de communes du Sud Luberon.
Nos limites communales, qui remontent à la Révolution Française, ne correspondent plus à l’espace de vie quotidien des citoyens qui ne cesse de s’élargir avec la multiplication des lieux de séjour et des temps de déplacements. Nous avons tous conscience que les problèmes d’emploi, de logements, de services, et les difficultés de circulation (notamment la faiblesse des transports en commun) ne peuvent être appréhendés que par une approche intercommunale.
L’avenir de PERTUIS n’est pas dans le repli mais dans la bonne collaboration avec les territoires environnants.
Fabien PEREZ
AGIR POUR PERTUIS
Lors du conseil municipal du 20 mars 2013, nous avons voté contre le rapport n°1, décidant de l’obligation de ravalement des immeubles sur injonction de l’autorité municipale.
Si sur le fond, il est souhaitable que la ville de Pertuis, rénove ses façades, cela est légitime et nous avons accompagné depuis longtemps des dispositifs de cet ordre, qui rendent notre centre ville plus attractif. Mais nous ne pouvons pas cautionner la manière dont ce dossier est présenté, car il n’est pas réaliste : délais trop courts, côté répressif trop arbitraire. Le périmètre sur lequel la campagne est décidée doit être pertinent et justifié par des nécessités environnementales, architecturales et urbanistiques. L’étendre à la totalité du périmètre de la commune ne se justifie pas et va être impossible à appliquer. En effet, après un premier arrêté du Maire prescrivant le ravalement des immeubles, pour chaque propriétaire qui ne donne pas suite à l’injonction, un nouvel arrêté lui sera notifié avec sommation d’exécuter les travaux dans un délai maximum d’un an. En cas de non respect de cette sommation, la commune dressera un procès verbal et il sera puni d’une amende de 3.750 €.
Pertuisiens, même si des aides peuvent vous être accordées, prévoyez votre budget dés à présent, car dans notre cité on ne tient pas compte de la conjoncture actuelle ! Mieux vaut être riche. Car même si vous refusez d’exécuter les travaux pour des difficultés financières, la commune se substituera à vous pour réaliser ceux-ci et vous devrez vous acquitter du remboursement comme en matière d’impôts directs.
Un autre point qui touche votre porte monnaie : Le vote des taux de la fiscalité directe locale depuis deux ans sont reconduits et pourtant en regardant attentivement votre feuille d’imposition relative à la taxe d’habitation, vous vous apercevez que, depuis deux ans, nous devons nous acquitter d’un impôt supplémentaire de 10%, soit une hausse de 3 points par rapport au contribuable des autres communes membres de la C.P.A. Il s’agit en fait d’un transfert de charge des conseils généraux vers les intercommunalités. « Cela a été étudié en commission des finances de la CPA et il n’a pas été possible de corriger cet écart » nous a répondu Monsieur le Maire ! Une réflexion nous vient à l’esprit : pourvu que l’on ne parte pas avec la métropole de Marseille ! Sinon…
Pour votre information, pour le Budget Prévisionnel 2013, nous n’avons eu à notre disposition qu’un rapport de seulement 4 pages. Le document complet du budget, nous l’avons découvert sur notre table le soir du conseil municipal, le 2 février 2013. Tout cela n’est pas sérieux, comment étudier sérieusement un budget d’un montant de presque 50 000 000 € avec seulement 4 pages dont deux sont consacrées à un catalogue d’actions et de travaux à venir pour la dernière année précédant les futures élections municipales. A présent, vous comprenez pourquoi nous avons voté contre ce budget.
Un dossier qui revient toujours : celui des fermetures de classes. Notre gouvernement nous dit que l’on va créer des postes d’enseignants dans l’Education Nationale, et paradoxalement, on annonce 3 fermetures de classes à Pertuis. Nous ne pouvons pas accepter les bras croisés la fermeture définitive de classes dans notre ville. Battons nous ensemble plutôt pour des gels provisoires de classes. Nous ne pouvons non plus accepter des cours à deux niveaux dans certains établissements. Et puis, comment peut-on gérer une école de 10 classes avec une direction qui n’aurait plus qu’une demi-décharge ? Surtout lorsque l’on connait le nombre important de tâches administratives exigées d’un directeur ou d’une directrice. L’éducation de nos enfants vaut mieux que cela ! Il serait aussi souhaitable que les écoles maternelles de notre ville puissent accueillir les enfants avant l’âge de 3 ans.
Noëlle TRINQUIER, Jean-Jacques DIAS



