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Située entre Luberon et Durance, à la jonction de plusieurs départements (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes-de-Haute-Provence, Var) Pertuis a toujours été un carrefour de communication. La ville tient d’ailleurs son nom d’une racine latine « pertus » signifiant trouée, passage : à l’époque romaine, aux abords de la Durance, les Marseillais auraient fondé un comptoir qui contrôlait le trafic sur la rivière. Ce n’est qu’en 981 que la ville est nommée dans les textes : désormais installée autour de la place Saint-Pierre, elle entre dans les possessions de la puissante abbaye de Montmajour (près d’Arles). Cette donation sera remise en question durant plusieurs siècles et Pertuis n’aura plus un mais deux seigneurs… En 1198, leur rivalité apporte un second château à la cité. Situé sur la place Mirabeau actuelle, seul son donjon (aujourd’hui clocher et office de tourisme) reste visible. Dès le XVIIe siècle, la ville va progressivement s’étendre hors les murs, en direction du Sud et de l’Est, poussée par le développement des activités économiques et industrielles. Le XIXe sera le siècle du changement à Pertuis : percement des remparts, construction du pont sur la Durance en 1837, nouvelles rues tracées sur plans, réseau d’irrigation pour les cultures qui deviennent maraîchères, chemin de fer en 1880…
Aujourd’hui, Pertuis compte environ 18900 habitants (5000 en 1945) et reste incontestablement la capitale économique du Pays d’Aigues. Elle regarde aussi de l’autre côté de la Durance, à travers la Communauté du Pays d’Aix, dont elle est un satellite important. L’écrin du sud Luberon, l’ambiance de la vieille ville fortifiée dont on peut encore admirer des vestiges (ruelles tortueuses, remparts, tour de défense), les produits du terroir (fruits, légumes, vins AOC), les nombreux commerces, la vie associative et culturelle lui donnent une certaine douceur de vivre particulièrement recherchée.
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Drapeau de¨Pertuis
Lettres Charles VIII
Proverbe révolutionnaire
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