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Tribune Pertuis Mag n°42

NOTE DU GROUPE « PERTUIS VILLE D’AVENIR »

L’Opposition Municipale souhaite, au préalable, clarifier l’absence de texte dans le précédent magasine municipal. En effet, notre texte a été communiqué quelques jours après la date indicative compte tenu du temps pris pour obtenir l’approbation de l’ensemble des Conseillers Municipaux d’opposition. Dans une telle situation, le Cabinet du Maire nous relance pour communication de notre texte. Tel n’a pas été le cas cette fois-ci, le Maire ayant préféré censurer l’Opposition Municipale. Nous vous communiquons donc notre texte précédent.

Après dix années passées à la tête de la Ville de Pertuis, notre Maire s’est évertué à développer la zone d’activités souvent au détriment de notre centre-ville. Ses efforts se sont concentrés sur la réalisation de digues labellisées RAR pour permettre l’extension d’une zone d’activités de plus de 80 hectares. L’opposition aurait préféré que la Mairie se concentre sur le maintien des activités en centre-ville et accompagne de façon plus raisonnée le développement de notre zone d’activités. Toutefois, l’annonce du départ de Pertuis de l’Association INITIATIVE SUD LUBERON est un échec pour la politique de notre Maire. En effet, l’INITIATIVE SUD LUBERON qui a pour objet l’aide à la création d’une entreprise a préféré rejoindre la Communauté de communes COTELUB dont les rapports humains et projets de développement sont plus ambitieux qu’avec la Commune de Pertuis.

A ce jour, le cœur historique de Pertuis est en souffrance. Dégradé, paupérisé, il génère une image de vétusté qui impacte l’attractivité et donc le développement d’une ville pourtant connue et reconnue comme la capitale du Sud du Luberon. Pour enrayer ce phénomène de désamour et revitaliser notre centre-ville, l’opposition municipale réaffirme son projet d’organiser l’implantation de nouvelles offres de formation sur le territoire, de faire le lien avec l’Université d’Aix-en-Provence, des établissements supérieurs, des laboratoires de recherches et entreprises, apporter des solutions de logement aux étudiants et dynamiser leur vie quotidienne via des événements festifs ou des rencontres universitaires. Par ailleurs, il serait pertinent de rapatrier nos services publics au sein du centre-ville.

Nous avons toujours proposé et continuons à militer pour que Pertuis soit une interface entre les étudiants, l’Université d’Aix-en-Provence, les bailleurs sociaux, les mondes culturels et économiques du Bassin de Val de Durance en vue de faciliter la fertilisation d’un terreau estudiantin. Dans cette perspective, l’opposition défend un projet par lequel la Mairie interviendrait pour acquérir par négociations ou préemptions des murs de fonds de commerce. Cette étape permettrait de rénover et de mettre aux normes des commerces avec si possible, un agrandissement des locaux par regroupement pour créer de plus grandes boutiques correspondant mieux aux standards actuels. Ainsi, la Mairie pourrait mettre en location nos commerces et s’occuper de la gestion locative en faisant appel aux pépinières d’entreprises. Bien sûr, l’objectif final est de revendre les murs en priorité aux exploitants. Il s’agit de conforter des secteurs fragilisés du centre-ville, de favoriser la continuité du linéaire commercial en reliant les différentes parties du centre-ville et créer plus de cheminements piétons. Nous sommes persuadés que le développement de notre zone d’activités ne peut être que l’effet d’un centre-ville attractif qui aurait retrouvé son identité.

Les choix budgétaires de notre édile sont bien mystérieux. En effet, il n’a pas lésiné sur le budget consacré à la réfection l’Eglise Saint Nicolas. Le budget affecté pour ladite réfection en 2015 s’élevait à la somme de 3 024 000 € pour passer, sans explication, en 2018 à un budget de 5 547 000 €. Comprenne qui voudra ! En revanche, notre Maire a été plus avare sur la subvention de la Ligue des Droits de l’Homme qui se limite à 100 € ou celle des Têtes Blanches qui passe, sans explication, de 569 € à 550 €. En effet, celui-ci ayant une conception très personnelle de la représentation démocratique, il a décidé qu’aucun élu de l’opposition ne serait présent au sein du Sivom, à croire que l’opposition est gênante.

Fabien PEREZ, Christina BERARD, Rémy GRANGEON, Nicole AUTIN, William COLOMBARD, Soraya MEKDAD FIZAZI, Eric BANON